Plus de 2 pour cents des femmes du monde sont atteinte d'anorexie. Anorexie, cette maladie qui vous dévore en vous coupant l'appétit. Aidez moi, aidez nous, aidez les, aidez chaque filles, chaque ado, chaque femme, et chaque mère. Je sais, vous me direz, ce n'est pas un thème très joyeux pour commencer un blog, mais mon but, c'est d'aider les gens. Et pour ça, on vous l'aura dit au moins une fois dans votre vie, le mieux c'est d'en parler!
A jeun:
Elle courut horrifier vers la sortie,
Cette odeur de pain, légume et poulet frit,
Elle courut, tellement mal à l'aise,
Sauces: ketchup ou mayonnaise,
Elle sentait son corps trembler,
Ces odeurs qui autrefois pouvaient la faire saliver,
Honteuse de ce dégout qu'elle éprouvait sans cesse,
Honteuse par dessus tout de ce sentiment de faiblesse,
Les mains tremblantes, lâchant son verre sur le sol,
La tête tournante, la faisant chavirer et perdre tout contrôle,
Des petites choses qui auparavant lui semblaient sans conséquences,
Une cigarette, une tasse de café, de quoi améliorer son chiffre sur la balance,
Un repas sauté,
Un gouté manqué,
Quelques déjeunés oubliés,
Un malaise ou deux,
Quelques amis anxieux,
Rien de bien dangereux,
Puis, ce dégout plus présent, quelques pensées malhonnêtes
Ces détours après chaque aliment, vers la cuvette des toilettes,
Un mensonge ou deux, pour rassurer l'ensemble de son entourage
Quelques coups de crayons, des vêtements un peu plus larges,
Des bleus sur la peau, cette peau si fragile et si terne,
Recouvrant à peine ses os, ses petits os de porcelaines,
Puis un jour comme par inadvertance,
Comme pour mettre fin à toute ses souffrances,
Un passage piéton, le feu était vert, elle allait à l'école,
Un malaise profond, elle tomba à terre, perdit tous contrôle,
Un camion passa, ne pût s'arrêter, il l'a vit trop tard,
Son c½ur s'arrêta sur un soupir paisible: la fin du cauchemar.
Prière aux femmes:
La peau creusée et si pâle
Le teint blafard et si sale
A toutes ces femmes et jeunes filles,
Que Dieu lui même a tant punit,
Les dents cassées, le regard vide,
Les joues vidées et toutes ces rides,
Signature du temps en profondeur,
Marque de regret et de ranc½ur,
Deux doigts dans la bouche, un pied dans la tombe,
Deux croix sur la souche, sinistres catacombes,
A toutes ces femmes, adolescentes,
Ces "sacs d'os" aux formes absentes,
Toutes ces jeunes filles qui en apercevant leur reflet,
Voient des horreurs que personne ne pourrait imaginer,
Elles sont si large et pourtant tellement maigre,
Un bout de fromage leur donne la migraine,
Elles se punissent, se font du mal, se font vomir,
Elles agissent comme si c'était vital pour leur avenir,
J'écris et je pris pour toutes ces femmes,
J'écris et je pris pour toutes ces âmes,
Ces personnes qui, elles ne le savent pas encore,
Creuse leur tombe en creusant leur corps.